Avoir peur, c'est avoir envie de vivre.

Ca y est, les cours ont repris.
Le stage se finit dans 2 semaines à peu près.
Ce week-end, je navigue.
Il fait beau, c'est l'été indien.
Bientôt la saison de la chasse.
Le vent va revenir, et je pourrais aller passer des après-midis sur l'eau.
La pluie aussi, et je pourrais passer des matinées aux champignons.

Un pote américain m'a rendue visite au milieu de ses vadrouilles en Europe.
Sympa, à part qu'il est alcoolique et que je le savais pas avant.
C'est l'inconvénient quand on loge quelqu'un : on découvre des choses qu'on préfèrerait ne pas savoir.

Je n'ai toujours pas fini mon mémoire de recherche.
Depuis plus d'un an que ça dure, va peut-être falloir, quand même...

J'ai mes UE de l'an dernier à rattraper.
Mes projets à construire.
Voile, ONG, le Danube à vélo.
Mes parents à gérer.
Ils n'acceptent toujours pas mon envie de voyager.
Ils ne comprennent pas.
Il n'y a rien à comprendre.
Et j'en ai marre de devoir toujours tout expliquer quand il n'y a rien à expliquer.

Et puis, qui sait, je trouverais peut-être quelqu'un à aimer ?
And I'll be back in Montana.
(And I'll know what I'll do with my life.)
I think my brain's trying to tell me something.
"Come on, Flotte, take a break."
J'ai fini par me trouver un boulot d'été. Comme j'ai dit avant.
Après-midis de 15h à 19h et samedis 10h-13h et 15h-19h.
Avec mon stage le matin, autant vous dire que ça fait des longues journées. (Et des longues semaines.)
C'est une pharmacie près d'un super U à 15-20 minutes de chez moi en voiture.
Beaucoup de monde à passer, ça ne s'arrête jamais.
L'équipe est majoritairement composée de pharmaciennes.
Y a la patronne, stressée, mais elle m'avait prévenue.
Parisienne, donc pas étonnant.
Y a les 2 nouvelles.
Elles sont chouettes, elles se souviennent ce que c'est d'être étudiant.
Elles font de leur mieux, même si je vois bien que de temps en temps, elles sont débordées.
Elles ont pas encore l'expérience des anciennes au comptoir.
Et y a celle qui reste de l'ancienne équipe, avant que la patronne ait repris l'affaire.
Elle, elle m'a pris en grippe, je crois.
Ou alors, c'est que je sais pas la cerner.
Mais bon, des remarques pareilles, je suis pas sûre que ce soit par gentillesse qu'elle les fasse.

Ca fait maintenant 2 semaines et demie que je bosse là.
Je m'entends bien avec la patronne.
Elle a pas l'air mécontente de ce que je fais.
De temps en temps, elle nous file des madeleines et du jus d'orange quand y a un moment de flottement. (La fois d'avant, c'était un mascara.)
Je suis contente d'être au comptoir.
J'ai l'impression d'être plus utile que sur les bancs de la fac.
Ca fait du bien. (Mis à part quand la vieille me fait des remarques de merde.)
J'ai l'impression qu'un jour, je serais peut-être capable de gagner ma vie.
Il faut juste passer au-delà de ceux (celle, en l'occurence) avec qui tu t'entends pas.
S'y mettre, à fond.
Tenir jusqu'à la fin de la journée.
Rentrer chez soi, retrouver son canapé.
Et prendre une part de gâteau avec un petit verre de vin.
Je pourrais presque m'y habituer. (Moins la râleuse.)
D'y avoir cru si fort.

Hier soir, j'ai attendu qu'il rentre du boulot parce que je voulais skyper avec lui.
Enfin, "attendu"... J'étais en soirée avec des amis, du coup, je suis juste rentrée quand je savais qu'il allait être de retour.
Et bam.
"Hey, we should talk about us."
Il m'a larguée.
On est trop différent.
C'est ce qu'il dit.
Il ne voit pas notre relation durer sur le long terme.

J'me sens tellement. Con.
J'ai toujours mon billet pour aller là-bas en novembre.
Pas possible de l'annuler, on connaît les compagnies aériennes.
Il me dit qu'il veut quand même que je vienne.
Parce qu'il ne m'aime pas comme ça, mais qu'il m'aime beaucoup quand même.
Mais s'il ne m'aime plus comme ça, en un mois de distance, qui dit qu'on sera même encore en contact à ce moment-là ?
Alors en plus, maintenant, j'ai peur.
J'ai peur.
J'avais tellement confiance.

Mais quelle con je fais.
Premier RDV dans 2 mois. YES !
En ce moment, vous voyez, il semblerait que mes journées sont un peu mi-figues, mi-raisins.
Mais vaut mieux ça que l'inverse.

Par exemple, y a 2 semaines, j'avais mon vieux téléphone qui voulait plus marcher.
Alors j'ai appelé le service client SFR.
ça, c'est le côté figue.
Le service client SFR, c'est tout pourri.
Puis j'ai décidé que y en avait marre et que j'allais aller gueuler en magasin.
J'y suis allée toute guillerette à l'idée de pouvoir défouler de ma voix sensuelle mon trop plein de mauvaise humeur sur un pauvre erre qui s'avère travailler ce jour-là.
Et là, bam, je tombe sur un gars qui, en plus d'être canon, me sort : "J'ai la solution." avec un grand sourire face à ma vieille moue de mamie.
Et il l'avait vraiment.
Je paie plus rien pour mon abonnement téléphonique pendant 1 an, alors que je garde le même abonnement ou presque.
C'est pas beau ?
J'aime le raisin.

Et aujourd'hui, je commence la journée à l'hôpital en arrivant en retard.
Oui, bon, c'est ma faute, j'avais pas le courage de me lever, du coup j'ai pris mon temps, parce que je m'étais levée à 5h pour skyper avec l'autre zigoto à l'autre bout du monde. (Mon homme, pour ceux qui suivent pas.)
Et bam, 1/2h avant de quitter l'hosto, 8 colis frigo à réceptionner avec toute la merde qui s'ensuit : vérification des températures, accusés de réception avec envoi des courbes de température, et le vieux stress de pas mettre les produits assez vite au frigo ou de laisser le frigo ouvert trop longtemps.
Du coup j'ai fini à 13h au lieu de 12h sachant que j'avais un rdv à 14h pour un job en pharmacie.
Auquel je suis arrivée dans les temps, oh miracle, avec la ferme impression que de toute façon, ils vont pas embaucher quelqu'un qui peut que l'aprem. (Comme tous les autres jobs jusqu'ici.)
Et, oh miracle. Ils m'embauchent.
Oh mon dieu.

J'AI DU BOULOT !
(Bon, ça veut aussi dire que je peux me brosser pour skyper avec le vieux Smitty l'aprem, mais on peut pas tout avoir. Je vais être riche et aller là-bas - ça vaut bien ça.)
(Enfin, j'attends encore le planning, cela dit. Je m'excite peut-être vite.)
My boyfriend woke me up at 8 am, before going to bed. Nothing unusual 'til that. I got back to sleep, for another 4-5 hours.
My phone rang, and my mom told me: my grandpa just died.
If I could have, I would just have given her and my grandma a big hug.
I was just able to talk to them on the phone.
What exactly can you do on the phone in this situation ?
I'm not sure. I told them that I love them, that I send them all the courage I could.
She hung up after a while, to take care of what there is to take care of.
And I just ended up alone at home.
At first, I didn't really know how to react.
It was about 1 or 2 pm. My man would wake up to go to work in 1 hour.
I wasn't sure I wanted to wait to wake him up.
But then, I just started looking at my clothes.
Wondering what I should wear in 2 days.
Wondering if I should find something to play with my harp.
Should I try and write a song, or at least a text about him ?
About how we all liked him, 'cause he was funny, and always so careful about food ?
How he was so  worried about his health, about how he liked horses ?
I remembered that picture I have of both of them near their home, started searching for it, but could'nt find it.
Started crying.
I don't know how my grandma is feeling.
I hope she's ok (as much as possible). She's got her daughter with her. But she just lost her husband.
How will she do without him, now ?
She needed him for so many things.
And won't she feel lonely ?

I don't know what to do.
My grandpa is dead.
 My grandpa is dying.

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