Avoir peur, c'est avoir envie de vivre.

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Again.

Je ne peux pas m'en empêcher.
J'aime tellement les fleurs.
Des jaunes, des bleus, des violettes, de toutes les couleurs.
Les fleurs, ce sont des êtres importants pour moi.
J'en prends soin comme si elles étaient mes enfants.
Je les chéris plus que bien des choses.

Quand je suis seule, elles me consolent.
Quand je ris, elles sont là aussi.
Et leurs couleurs me font sourire.
Et chaque fois qu'une fleur fâne, c'est comme si je fânais un peu aussi.
Elles me font vivre.

Ca peut paraître idiot.
Mais depuis toute petite, elles m'ont toujours fascinées.
Et je me sens perdue sans elles.
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C'est ce que m'a sorti une amie.
Je suis pas certaine du pourquoi.
Mais j'imagine plus ou moins.

Je réussis toujours (en tout cas pour l'instant) mes examens. (D'ailleurs, j'ai eu mon premier semestre, youpi !)
Quand je veux voyager, je le fais.
Quand j'ai envie de faire une folie, genre peindre mes toilettes avec des tâches colorées, je le fais.
Quand j'ai besoin de quelque chose, je l'achète.

J'suis hyper chanceuse, ça c'est sûr.
Mais parfois (attention âmes sensibles), j'aimerais bien ne pas obtenir ce que je souhaite.
Juste pour retomber sur mes pieds.
Revenir dans la réalité.

Oooooh, j'en vois venir avec leur : "Mais t'es hyper chanceuse, de quoi tu te plains ?!".
Ouais, je dis pas l'inverse. Je SUIS chanceuse. Vraiment.
Mais quand on obtient toujours ce qu'on veut, on en oublie la valeur.
On oublie que ce n'est pas facile comme ça pour tout le monde.
On en oublie que non, ce n'est pas naturel, c'est une chance.
Ca devient banal, quand ça ne devrait pas l'être.
On perd toute humilité.

Et ça me manque, vraiment.

Moi aussi, j'ai envie de me réjouir quand je réussis un examen, autrement qu'en me disant : "Bah, de toute façon, c'est pas comme si quelqu'un pensait que j'allais pas l'avoir..."
Moi aussi j'aimerai devoir me donner du mal, travailler, pour pouvoir m'offrir ce qu'il me plaît.
Retrouver le sens des réalités.
Et arrêter d'entendre sur mon chemin : "Ouais, mais toi, c'est pas comme si t'avais fait des efforts. T'as toujours tout."
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Et je l'appellerai "Sunflower". Même si c'est cucu.
http://img.scoop.it/FS9rbDz__xQEu45UthMg9Tl72eJkfbmt4t8yenImKBVaiQDB_Rd1H6kmuBWtceBJPlus d'informations sur cette maison ici : Une maison qui tourne avec le soleil et là : Domespace.
Les exams sont (quasiment) terminés.
Et je ne peux même pas aller fêter ça dans "mon" bar.
Ouais, MON bar.
Je suis une habituée, héhé.
Enfin, j'étais.
Parce que maintenant, il a fermé.
Fermé de chez fermé, pas pour les vacances, non, FERME.
Et ça me rend nostalgique.

Au départ, j'y suis allée pour suivre des amis.
Et puis, je suis devenue une habituée. (Non, je ne me répète pas.)
Je commençais à connaître la plupart des autres habitués, j'y allais sachant que y aurait des tournées, j'y allais sachant que dans la soirée, je parlerais au moins à une dizaine de personnes que je ne connaissais pas sans que ça me dérange.
J'y allais en disant bonjour au barman, je faisais la conne, mais on avait l'habitude.
Dans ce bar, tout le monde causait à tout le monde.
Je vous jure, c'est pas une blague.
Y a même, un soir, une fille que je connaissais pas qui m'a parlé 5 minutes, on a bien rigolé, et elle m'a pris dans ses bras, en me disant : "toi j't'aime bien". (Non, elle était pas lesbienne, je vous jure. Et je jure beaucoup, oui.)
C'était le genre de bar, on en repartait, on savait que la soirée avait à peine commencé et on se retrouvait chez des gens qu'on connaissait pas avec des gens qu'on connaissait pas (et aussi des gens qu'on connaissait quand même), et on continuait toute la nuit. Et on se faisait plein de nouveaux zamis (sisi).

Bref.

C'était une taverne médiévale, et beaucoup de gens s'imaginent que c'était un endroit glauque, plein de métalleux et de gens bizarres, mais en fait pas du tout. (Enfin si, mais c'est pas parce qu'ils étaient un peu bizarres qu'ils étaient pas sympas.)
C'était juste un rassemblement de gens pas banaux, bien joyeux, et très généreux. (Vu le nombre de tournées qu'on s'est payé, je peux pas dire l'inverse.)

Ca va me manquer.

(Genre vraiment.)
Je reviens de Norvège.
Et ouais.
En Norvège, il fait froid, mais pas que.
J'ai vu mon frère, c'était bien cool.

Et puis, la classe, c'est quand même que vendredi soir, on m'a appelée.
Oui, bon, c'est pas encore la classe.
Il faut savoir que c'était pas n'importe qui, qui m'appelait : c'était le docteur C., qui m'appelait.
Mr C., il travaille au centre anti-poison, à l'hôpital près duquel je fais mes études.
C'est déjà un peu plus la classe.
Mais ça atteint le summum quand on sait pourquoi cet appel : on m'appelait pour identifier un champignon, champignon qui a causé une intoxication, afin de soigner l'intoxication ! (Moi, la petite étudiante de rien du tout, insignifiante et insignifiée ! Le grand docteur toxicologue m'a appelée !)

La classe, quoi.

Bon, comme j'étais en Norvège, j'ai pas pu vraiment aider, mais ça reste la classe... Non ?
J'ai envie de dire merde aux robes, à tous les froufrous derrière lesquels on se cache parce qu'on est des filles. Ou derrière lesquels on se cache moins.
Toujours est-il que c'est jamais qu'une façade, ces choses-là, et j'ai juste envie d'être l'espèce de sauvage que j'ai été à une époque.

Pas belle, non, pas charismatique, mais au moins j'étais moi, et j'étais pas tout le temps à me demander quel effet je faisais quand on me voyait dans la rue.
Je me demandais pas si on me pensait jolie.
Maintenant je me le demande beaucoup trop souvent, et on me le dit aussi parfois.
Mais même si ça fait du bien à l'ego, est-ce que c'est vraiment gratifiant ?
"T'es jolie" et c'est tout ce que tu vaut ?
T'es jolie, donc on te paye un verre, donc potentiellement baisable ?
Ca me révolte.
Et pourtant, je sais que ça m'empêchera pas de continuer à faire attention à comment je m'habille et de quoi j'ai l'air.
J'ai commencé, et c'est "trop tard".
Quand je pense à ce à quoi je ressemblais avant, je me demande aujourd'hui comment je faisais. Alors qu'il y avait les regards des autres. Qui disaient clairement "Mais de quoi elle a l'air, celle-là ?".
J'sais pas.
J'ai pas envie d'y revenir, mais ça me manque.

"A la recherche du juste milieu".
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