Avoir peur, c'est avoir envie de vivre.

J'ai toujours mes billets d'avion.
Je ne vais pas les annuler, je ne pense pas les modifier non plus.
Je veux toujours aller m'installer là-bas, avec ou sans lui.
Le seul soucis, c'est qu'il était une motivation en plus.
Maintenant qu'il ne l'est plus, en plus de ne plus avoir cette motivation, j'ai peur de retourner là-bas.

Parce que oui, je tiens toujours à lui.
Que je suis blessée.
Et que je ne suis pas sûre d'avoir envie de le revoir.
Par peur d'être encore plus blessée.
Ca va pas m'aider, tout ça.
Probably who you wanna be.
Ca fait du bien.
Ca fait un bien fou de savoir qu'enfin, quelqu'un dans la famille est au courant que ça va pas, avec lui.
Que non, je peux pas accepter qu'il dise que mes potes sont nuls.
Que non, je ne cherche pas à être méchante avec lui, c'est juste que j'en ai supporté plus que ce que je pouvais supporter.
Que non, je ne suis pas exubérante comme lui, mais que ça ne m'empêche pas d'exister.
Non, ça ne va pas bien.
Et j'ai besoin qu'on m'entende, et qu'on comprenne ça.
Mon frère me bouffe.
Je ne veux plus lui être comparée.

Avoir quelqu'un qui t'aime, c'est avoir quelqu'un qui pense pour toi à des choses auxquelles tu ne penses pas.
C'est avoir quelqu'un qui pense à toi, et qui te veut du bien.
Qui, par exemple, pour ton anniversaire, a des milliers d'idées pour te faire plaisir, et va se démener pour réussir.
Qui va motiver les potes pour participer au projet.
Qui va te faire découvrir de nouvelles choses.

Avoir quelqu'un qui t'aime, c'est beau, mais ce n'est pas mon cas.
Ce n'est pas mon cas, et je me sens maintenant très seule.

Il est grand.
TRES grand.
Blond, les yeux bleus, mince.
Une grande asperge, en fait.
Mais pas une moche asperge.
Toujours un air un peu détaché de tout.
Je ne saurais pas vraiment le décrire.
On ne sait jamais vraiment décrire les gens qu'on aime.
On les aime, et puis c'est tout.
On se prend pas la tête.
J'l'aime bien, lui.
J'ai peur, un peu.
Le vent n'est pas très constant.
Mais j'ai déjà un sourire aux lèvres en imaginant l'instant.
Je sais bien que tout n'est pas chouette.
Il faudra d'abord monter sur la planche, lever la voile.
Ce n'est pas le plus facile, la suite ne l'est pas non plus.
Mettre le mât vers l'avant pour prendre le vent.
Reculer ses pieds, vite, avant que le nez ne s'enfonce.
Rentrer les fesses.
Et là, il faut réussir à ne pas lâcher la voile.
Surtout, bien garder la main en avant du wishbone.
Border ou choquer comme il faut.
Ne pas trop abattre, ne pas trop lofer.
Bien se pencher en arrière, mais si ce n'était pas déjà le cas, on est à l'eau.
Et tout est à recommencer.
J'aurai mal au dos, j'aurai mal aux bras.
J'aurai mal partout.
Tout ça pour juste un instant.

Glisser sur l'eau à une vitesse folle.
(Et puis, Plouf.)
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J'ai la folie d'aimer.
J'ai la folie de vivre.
J'ai la folie de partir.
J'ai la folie de tout donner.
J'ai la folie de vouloir.
J'ai la folie.

http://flotte.cowblog.fr/images/P1060660.jpg

J'me barre aux US !
Tralalala ♫

Je viens de faire le test de Rat Malin "Quel animal êtes-vous".
Et je suis tombée sur ça :
Vous présentez le plus de similitudes caractéristiques avec un aigle

Ca veut dire que si par magie on vous changeait tout de suite en un animal, en fonction de vos similitudes avec cet animal ça serait un aigle (rapace, prédateur aux bec crochu possédant des serres à la vue remarquable) .
En deuxième choix vous seriez un coq ou à l'extrème limite une poule.
Dans tous les cas, il est absolument sûr que vous ne seriez pas un crocodile



... Donc je suis peut-être une poule.

Cotcotcot... coDEEEEEC !

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