Avoir peur, c'est avoir envie de vivre.

Vent Nocturne.

Sur la mer maritime se perdent les perdus
Les morts meurent en chassant
des chasseurs dansent en rond une ronde
Dieux divins! Hommes humains!
De mes doigts digitaux je déchire une cervelle
cérébrale.
Quelle angoissante angoisse!
Mais les maîtresses maîtrisées ont des cheveux chevelus
Cieux célestes
terre terrestre
Mais où est la terre céleste?


Robert Desnos

Dans la nuit de l'hiver
Galope un grand homme blanc
Dans la nuit de l'hiver
Galope un grand homme blanc
C'est un bonhomme de neige
Avec une pipe en bois,
Un grand bonhomme de neige
Poursuivi par le froid.
Il arrive au village.
Voyant de la lumière
Le voilà rassuré.
Dans une petite maison
Il entre sans frapper ;
Et pour se réchauffer,
S'assoit sur le poêle rouge,
Et d'un coup disparaît.
Ne laissant que sa pipe
Au milieu d'une flaque d'eau,
Ne laissant que sa pipe,
Et puis son vieux chapeau.


Jacques Prévert
" Aucune personne ne se réduit à son geste. Il est en chacun des trésors cachés et la vie est pleine de promesses. En ces temps de Noël, c'est un message d'espérance qu'il faut envoyer aux prisonniers, à l'image de celui-ci, lancé par une jeune femme à une amie détenue :
« Tiens bon ! Dehors, une belle vie t'attend... » "

J'aurais aimé vous le souhaitez au bon moment.
Je vous avoue que cet article est programmé dans le passé.
Mieux vaut tard que jamais ?

Joyeux Noël !


(et puis, attendre.)
http://flotte.cowblog.fr/images/GaletOmbreetLumiere2.jpg
Quand une tâche d'huile et un galet se confondent. (entre deux eaux)
Ce n'est que quand on perd quelque chose qu'on se rend compte à quel point on y tient.
 
Rappelle-toi Barbara 
Il pleuvait sans cesse sur Brest ce jour-là 
Et tu marchais souriante 
Épanouie ravie ruisselante 
Sous la pluie 
Rappelle-toi Barbara 
Il pleuvait sans cesse sur Brest 
Et je t'ai croisée rue de Siam 
Tu souriais 
Et moi je souriais de même 
Rappelle-toi Barbara 
Toi que je ne connaissais pas 
Toi qui ne me connaissais pas 
Rappelle-toi 
Rappelle-toi quand même ce jour-là 
N'oublie pas 
Un homme sous un porche s'abritait 
Et il a crié ton nom 
Barbara 
Et tu as couru vers lui sous la pluie 
Ruisselante ravie épanouie 
Et tu t'es jetée dans ses bras 
Rappelle-toi cela Barbara 
Et ne m'en veux pas si je te tutoie 
Je dis tu à tous ceux que j'aime 
Même si je ne les ai vus qu'une seule fois 
Je dis tu à tous ceux qui s'aiment 
Même si je ne les connais pas 
Rappelle-toi Barbara 
N'oublie pas 
Cette pluie sage et heureuse 
Sur ton visage heureux 
Sur cette ville heureuse 
Cette pluie sur la mer 
Sur l'arsenal 
Sur le bateau d'Ouessant 
Oh Barbara 
Quelle connerie la guerre 
Qu'es-tu devenue maintenant 
Sous cette pluie de fer 
De feu d'acier de sang 
Et celui qui te serrait dans ses bras 
Amoureusement 
Est-il mort disparu ou bien encore vivant 
Oh Barbara 
Il pleut sans cesse sur Brest 
Comme il pleuvait avant 
Mais ce n'est plus pareil et tout est abimé 
C'est une pluie de deuil terrible et désolée 
Ce n'est même plus l'orage 
De fer d'acier de sang 
Tout simplement des nuages 
Qui crèvent comme des chiens 
Des chiens qui disparaissent 
Au fil de l'eau sur Brest 
Et vont pourrir au loin 
Au loin très loin de Brest 
Dont il ne reste rien.
 
 
 
 

Jacques Prévert

La Terre a revêtu son grand manteau blanc.

C'est
magique !


Denise Bonal

LES SILENCES D’EULALIE

*
*  *
"<dev> la vie c'est comme un tétris
<dev> les blocs qui arrivent sont comme des problèmes aléatoires qui nous sont imposés
<dev> on choisit la manière dont on pose notre problème, et nous avons souvent le choix de le retourner dans plusieurs sens pour le résoudre
<dev> puis, lorsque l'on élimine une ligne, on a passé l'épreuve avec succès
<dev> c'est ainsi que l'on passe les niveaux, en résolvant les différents problèmes d'une vie
<dev> ...
<dev> la prochaine fois j'vous parlerai de la philosophie de pacman ;)"

N'empêche qu'il a pas tort.

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