Avoir peur, c'est avoir envie de vivre.

Une poule avait pour habitude de descendre chaque jour au bord de la rivière afin d’y chercher de la nourriture. Un crocodile la regardait l’estomac envieux de la voir si grassouillette.

Un jour, le crocodile vient près d'elle et menace de la manger mais la poule s’écrie : 
-  Frère, O mon frère, ne faites pas cela ! Le crocodile en est si troublé qu'il s'en va, pensant qu'il pouvait bien être le frère de la poule.

Chaque matin, il revient près de la rive la rive, bien décidé à faire de la poule son repas. Chaque matin, la poule se met à crier :
-  Frère, O mon frère, ne faites pas cela ! Et le crocodile s’en va en maudissant la poule. 

Comment puis-je donc être le frère de cette poule, se demande un jour le crocodile ?  Elle vit sur la terre, et moi je vis dans l'eau. Elle est dodue et moi je ne suis qu’un sac d’os. Je vais aller voir mon ami Mbambi afin de l'interroger et régler une fois pour toute la question.

Le crocodile se met en route. Il n'était pas encore bien loin quand il rencontre son ami Mbambi une sorte d’immense lézard.

-  Mbambi, lui dit-il, je suis très troublé.  Tous les jours, une jolie poule grasse vient au fleuve pour manger; chaque jour, quand je veux la saisir et l'emporter chez moi pour la manger, elle m'effraie et m'appelle son frère. Je me suis dit que je ne pouvais pas rester ainsi plus longtemps et j’allais trouver Mbambi pour tenir une palabre avec lui.

-  Oh ! tu n’es qu’un sot, répond Mbambi. Tu ne dois rien faire de tout cela car autrement, tu perdrais tes paroles et tu montrerais que tu es un ignorant. Ne sais-tu pas, mon cher crocodile, que les canards vivent dans l'eau et pondent des œufs et que les tortues en font de même. Moi aussi, d'ailleurs, je ponds des œufs, tout comme les poules. Et toi, mon stupide ami, que fais-tu donc ? Nous sommes donc tous frères dans un certain sens. C'est pour cette raison que les crocodiles ne mangent pas les poules.

Oh, mais.
Ma maison est propre.
Et on voit le vent souffler dans les arbres à travers la fenêtre.

"Il était une fois deux personnes qui n'avaient pas d'enfant.
Leur fils aîné est parti à la guerre depuis vingt et un ans et il s'y trouve bien. Il a perdu ses deux bras et ses deux jambes. Un jour, il décide de s'enfuir et il marche, il marche, il marche... mais il n'y a aucun arbre alors il grimpe dans un épicéa et il s'emplit les poches de pommes. En chemin, il rencontre deux femmes qui lui achètent ses prunes et lui disent que jamais, au grand jamais, elles n'ont mangé des fraises aussi délectables que ces framboises-là.
C'est ce qu'on dit en Pologne, c'est ce que je vous dis aujourd'hui."
Il y avait un morceau de tissus, flottant dans le vent, en haut de la butte.
Il s'est envolé.


"I can't stop the rain from falling."

En ce bel après-midi d'Hiver, j'aime le Froid et la Pluie.
Je ne regrette rien.
(Et tellement trop de choses que ça n'a plus d'importance.)


Il fait beau quand il fait tout blanc.
Quand on est en vacances, il faut savoir profiter du temps qui passe.

Reprise.
Je lisais l'autre jour, sur un blog, que les garçons ne veulent pas de filles tristes et dépressives, contrairement aux tendances féminines qui ont l'air en vogue en ce moment. Celui qui a dit ça a bien raison.

Se plaindre, tout le temps se plaindre, il faudrait arrêter.

(dit-elle)

Aujourd'hui je me suis promené avec mon camarade.
Même s'il est mort,
Je me suis promené avec mon camarade.
Qu'ils étaient beaux les arbres en fleurs,
Les marronniers qui neigeaient le jour de sa mort.
Avec mon camarade je me suis promené.
Jadis mes parents
Allaient seuls aux enterrements
Et je me sentais petit enfant.
Maintenant je connais pas mal de morts,
J'ai vu beaucoup de croque-morts

Mais je n'approche pas de leur bord.
C'est pourquoi tout aujourd'hui
Je me suis promené avec mon ami.
Il m'a trouvé un peu vieilli,
Un peu vieilli mais il m'a dit:
Toi aussi tu viendras où je suis,
Un dimanche ou un samedi,
Moi, je regardais les arbres en fleurs,
La rivière passer sous le pont
Et soudain j'ai vu que j'étais seul.
Alors je suis rentré parmi les hommes.

Robert Desnos

N'oubliez jamais d'être attentionné avec ceux que vous aimez.
S'il-vous-plaît.
Pour ne pas les perdre.

Bonne année à Tous !

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