Avoir peur, c'est avoir envie de vivre.

Ca va être le grand saut de l'autre côté de la marre.
J'ai fini mon contrat, je suis "en vacances", le billet d'avion est pris pour le 23 novembre.
Mon copain est là, il faut encore que je trie mes affaires, on a prévu un road trip vers l'Espagne avant le départ.
Je stresse, à mort, parce que j'ai plein de trucs à finir avant le départ, sans compter le voyage en Espagne.
J'ai rien le temps de faire.
Ca me fatigue.
Et aujourd'hui, j'ai voulu m'inscrire pour le chômage, et évidemment, il faut aller à un rdv, mais évidemment, ils en proposent pas avant mon départ.
Fu**.
Bref.
Je suis crevée, j'ai pas envie.
Une pause, pleeaaase.
Juste un peu.
(Demain, quoi, comme on part lundi.) (Ah non, demain faut nettoyer la maison.) (Flûte.)
J'ai même plus envie d'aller en Espagne avec tout ça.

BREF.

Il est dimanche, et je fous rien.
Je devrais bosser ma thèse, travailler pour mon permis bateau.
Si je dis aux gens que je fous rien, ils me disent, normal, après ton été, faut bien te reposer un peu.
Mais ça n'empêche que je fous rien.
J'ai un peu l'impression d'avoir perdu mon énergie, ces dernières années.
Ma vie a été chamboulée après mon voyage aux USA, j'ai commencé à saisir à ce moment-là que je voulais vivre autrement, que je n'aimais pas ma vie telle qu'elle était, mais j'en suis toujours là, à vivre exactement ce que je voulais éviter.
Je bosse dans une pharmacie, je rentre régulièrement chez mes parents, je m'engueule avec eux, mes jours de congés se passent soit dans le canapé, soit avec mes amis qui m'invitent.
J'ai l'impression d'avoir perdu mon esprit d'initiative, à part peut-être au boulot.
Je n'invite plus personne à la maison, à part s'ils s'invitent eux-mêmes, il est loin le temps où j'allais au bar toute seule pour rencontrer des gens.
Je m'en plains parce que j'aimerais bien retrouver cette vitalité que j'avais.
Je suis devenue refermée sur moi-même.
Je suis devenue ce que j'ai toujours voulu éviter.
J'ai l'impression de donner raison à mes parents, d'une certaine manière.
Quand ils me disaient que je pouvais pas tout lâcher et m'en aller.
J'en suis là pour eux, un peu, mais j'aurais pu tout lâcher et je l'ai pas fait.
J'ai l'impression d'être en contradiction avec moi-même et je ne sais plus ce que je voudrais faire de ma vie.
Je n'ose plus, j'ai rarement envie de quoi que ce soit à part peut-être de bouffe.
Je me suis mise à faire du sport chez moi dernièrement (des abdos, des pompes, tout ça tout ça), et j'ai l'impression que c'est juste pour me donner une excuse, pour me dire que je ne fais pas rien. C'est toujours mieux que de rien faire du tout, mais j'ai ce sentiment de culpabilité qui me reste dans la tête.
J'ai la flemme de tout.
Même appeler mon copain, ou lui envoyer des messages, ça m'arrive d'avoir la flemme, plus souvent que je ne me l'avoue.
Il a la motivation, lui. Il a envie de découvrir le monde, il a plein d'idées de voyage, de choses et d'autres, et pour tout dire, je suis un peu jalouse de lui.
Il a cet enthousiasme que je n'ai pas ces temps-ci.
Je ne dirai pas que je suis déprimée, non, j'ai juste l'impression de ne pas être à ma place.
Non pas qu'il y ait une place qui n'attende que moi, mais j'ai l'impression d'avoir tout faux.
D'avancer à reculons.
C'est idiot, parce que la vie marche en sens unique, pas de marche arrière.
Disons que j'ai l'impression d'être collée au siège et de passer à côté de tout.
Et j'en suis la seule cause, parce que je ne sais pas ce qui m'intéresse.
Parce que je ne trouve rien qui me fasse envie.
En fait, ce ne sont pas les idées qui me manquent, c'est l'intérêt, la motivation qui va avec.
Je suis incapable de faire quelque chose s'il n'y a pas un but précis derrière.
La course à pied, par exemple.
J'ai essayé de me mettre au footing, pour être physiquement en forme.
Résultat ? J'ai abandonné au bout de même pas un mois, parce que je voyais pas l'intérêt.
J'ai acheté un boomerang, en me disant que ça me donnera une raison d'aller me balader à la plage ou autre. Il est resté sur l'étagère depuis le jour où je l'ai acheté.
J'ai un diabolo, parce que j'aurais kiffé apprendre des figures cooles à faire avec. Il prend la poussière.
Je ne sais plus comment maintenir mon attention suffisamment longtemps sur une activité pour avoir un véritable intérêt qui se crée.
Je voudrais jeter mon boulot, jeter cette thèse à la c** qui me retiennent ici, et me barrer sur les routes.
J'ai l'impression que c'est le seul endroit où j'arrive à quelque chose, la route.
Conduire de place en place, parler à mon voisin dans l'avion, dans le train, prendre des covoits, des auto-stoppeurs.
J'ai envie de partir d'ici.
Loin.
Très loin.

Ou alors, je prends un chien. (Mais j'y connais rien, et je sais pas comment l'emmener au Canada après.)

Et puis ça n'aide pas, de vivre entre parenthèses, parce que je sais que je pars bientôt.
Voilà, depuis mon retour, je bosse en pharmacie.
J'ai trouvé un boulot sans même chercher, c'est un pharmacien chez qui j'ai bossé en tant qu'étudiante qui a fait appel à moi pour un remplacement de congé maternité. Normalement, il cherchait une préparatrice, mais comme il trouvait pas, il a fait appel à moi.
Contrat à temps partiel, avec au moins 2 jours libres pour bosser ma thèse en semaine. J'ai accepté.
Du coup, je bosse les lundi-mardi-mercredi +/- samedi selon les semaines.

C'est chouette, la pharmacie est cool, je m'entends bien avec l'équipe.
Mis à part, de temps en temps, avec l'autre remplaçante (qui est à la base une de mes potes de promo, HAHA) (elle est ultra stressée, et ultra stressante par voie de cause à effet) (#jaimepasmefairecritiquertouteslescinqsecondes).
Mais ça se passe bien.
Le problème, un peu, c'est que ça se corse cet été.
Avec les vacances par-ci par-là, je me retrouve à bosser minimum 34h par semaine (c'est un temps partiel, ça ?), et je monte parfois à 45h... Oouups.
Autant dire que je commence à stresser du ciboulot pour ma thèse (je la bosse quuaaaaand ?).
Et en plus, avec tout ça, ça va probablement retarder mon départ au Canada... Et, la conséquence, au delà d'être "coincée" en France, c'est de pas voir mon homme potentiellement d'autant plus longtemps, à moins qu'il vienne ici (et c'est pas prévu pour l'instant...).
D'un autre côté, j'aime bien cette pharmacie.
Pour mon premier boulot, j'ai vraiment de la chance, le pharmacien voudrait même rallonger mon contrat.
Je vais devoir dire non, parce que je vais quand même partir au Canada un jour, mais ça fait un point de plus pour l'ego.

A côté de ça, je sors d'une de mes rares journées de vrai repos ; cad j'ai fait ce que je voulais.
Pas de thèse, pas de boulot (premier samedi since forever), juste voir les amis, profiter, m'amuser.
Vous savez quoi ? C'est cool de voir des gens. De faire autre chose que rester plantée chez soi, soit à bosser sur un écran, soit à regarder des films sur le même écran (parce que le sentiment de culpabilité est moins fort qu'en sortant) (au moins j'étais restée chez moi avec l'INTENTION de bosser).
Je crois que je vais recommencer.
Faut que j'oublie pas de bosser ma thèse quand même.

Oh, et je me suis mise à l'escalade, j'ai trouvé une salle de block, et c'est génial.
Et j'ai mal aux bras.
Et faudrait que je passe mon permis bateau.

Bref, ça m'a fait du bien d'écrire ce qu'il se passe dans ma vie.
Ca se voyait peut-être pas, mais j'étais en train de pleurer en commençant.
Là, ça va mieux.
Je me dis que je vais peut-être y arriver quand même, même si j'ai que 6 jours de tout l'été pour bosser ma thèse, et que mes seuls autres jours de congés sont les dimanche et les jours fériés.

Et hop, pile à ce moment, y a un rayon de soleil qu'est apparu à la fenêtre.
(Un vrai, hein, pas juste dans ma tête.)
Il est temps de s'y remettre.

La bise.
 Tadaaaaa !http://flotte.cowblog.fr/images/IMG20160323093914.jpg
En ce moment, j'ai la fièvre voyageuse.
Comme j'ai pas beaucoup raconté ma vie ces derniers temps, on va vous mettre au goût du jour :
J'ai à nouveau un copain, ça fait un peu plus d'un an qu'on est ensemble maintenant, il est américain. On parle à mi-mots de mariage, autant pour les sentiments que parce que c'est un des seuls moyens qu'on a de pouvoir rester dans le même pays plus de 3 mois (durée du visa touristique)(c'est cool les relations à distance, mais bon.).
Je suis en plein dans ma thèse (et ça c'est ultra cool). J'ai déjà un boulot de remplacement pour quand je reviens en France dans 2 semaines (oui, je suis aux USA en ce moment) pour 6 mois. (Shrink, vous avez gagné le jackpot)
J'ai un visa de travail de 2 ans (PVT pour ceux qui connaissent) pour le Canada à compter de fin juin. (C'est-à-dire que je peux aller et venir entre le Canada et la France comme je veux pendant 2 ans, et en prime, j'ai le droit d'y bosser.) (Jackpot bis.)
Je veux faire un autre PVT en Argentine, puis en Nouvelle-Zélande après ça. Mon homme est motivé aussi. Sachant que les possibilités sont encore très ouvertes de ce côté-là : Japon, Corée, Hong-Kong, Australie... (J'y cours, j'y vole.)
Je viens de découvrir qu'on peut être volontaire aux îles Kerguelen (en Antarctique) pour une durée de 1 an, dans le programme de volontariat civique. (Oh ouiiii)

Ça fait déjà pas mal.
Et un jour, j'espère aussi pouvoir traverser l'Atlantique à la voile et traverser les USA à cheval et passer le Cap Horn (le fameux, l'Unique) (Mon préééciiieux).

Autant dire que j'ai pas l'intention de me poser de si tôt.
Ça va pas faire plaisir à papa-maman...

J'ai des plans plein la tête, et parfois, je ne sais plus par où commencer.
La vie va bien, et même si toute ma famille (ou presque) ne comprend pas vraiment où je vais (moi non plus, d'ailleurs), j'y vais.
J'ai jamais rêvé d'une vie de famille pépère dans un coin paumé (ou pas) avec des gosses.(une crevette qui pleure sur les bras, non merci) (ça veut pas dire que je désapprouve ceux qui veulent en avoir, juste que c'est pas mon plan de vie)
Beaucoup s'inquiète : "Mais tu vas pouvoir trouver du boulot ?" "Tu sais, tu vas être à l'autre bout du monde, on pourra pas te rendre visite tous les 3 mois" "Et financièrement, tu vas t'en sortir comment ?" "Quand tu reviendras, tu feras quoi ?", mais franchement, on a qu'une vie.
J'ai des économies (j'ai économisé à peu près toute ma vie, c'est-à-dire depuis que je suis en âge d'avoir un compte en banque), je sais plutôt bien gérer mon argent, d'ailleurs, j'ai des plans pour acheter un appart, le retaper et le louer (à moi les revenus fixes) (via une agence bien sûr, pour pas avoir besoin d'être là), et j'ai un CV et un réseau qui me permettent d'avoir de la flexibilité.
Mes proches restent importants à mes yeux, mais si je restreins ma vie à rester près d'eux, je me sentirais juste misérable.
Alors voilà. J'ai l'espoir qu'ils comprendront, et qu'ils arrêteront de me juger ("booouuh, elle nous aime pas, c'est pour ça qu'elle va à l'autre bout du monde") (euh) (non, en fait, vraiment non), et j'espère que j'aurais suffisamment de guts (comme ils disent, en english) pour pas les laisser me convaincre contre ma volonté.

Tout ça pour conclure, je vais sûrement me faire tattouée.
Un tattouage qui me rappellerait tout ça, l'aventure, l'envie de voyager, et qui me rappellerait la maison, un peu.
Une rose des vents dans une barre à roue.
Dans le haut du dos, près de la nuque.
Et parce que j'ai peur, un peu, malgré tout.
Mais voilà :
Avoir peur, c'est avoir envie de vivre.
Ca fait longtemps que je n'ai pas écrit ici.
Mais voilà.
Aujourd'hui, j'avais envie - besoin - de raconter une histoire.
Celle de l'Université rennaise et de comment j'ai vécu mes (dernières) années de pharmacie ici.
Oh, pas à cause de Rennes, non. Rennes, c'est ma ville, j'y ai ma famille, mes amis.
Avec des hauts et des bas, mais Rennes c'est cool.

A cause de l'Université.
Ce bordel administratif sans nom. (Excusez le langage.)

Je dirais que ça commence en 5 ème année de pharmacie.
La mienne s'est pas si mal passée, mes stages hospitalo-universitaires se sont bien déroulés, je les ai validés, tout ça tout ça.
Si ce n'est que, quand même, ils offrent l'opportunité aux étudiants de partir en stage à l'étranger, mais ils sont pas foutus capables d'adapter les dates d'examen pour que ces étudiants les passent.
Conclusion : directement à la case rattrapages, et cela une semaine après le retour du pays. Sachant que tous les profs donnent pas leurs documents de cours par internet, donc la fête. (Autant dire que je n'ai pas tout validé, mais j'ai réussi à pouvoir valider l'année suivante tout en faisant ma 6 ème année.)

Autre point, qui ne m'est pas arrivé (ouf !), mais qui est assez commun :
Ils savent pas quoi faire de nous, à l'hôpital, dans les services cliniques, pendant le stage.
On poireaute.
Sur une chaise.
Pendant que tous les autres se demandent ce qu'on fout là, et se foutent légèrement de la gueule des externes de pharmacie qui servent à rien.
Ben oui, mais voyez : c'est un stage obligatoire.
Une absence invalide le stage. (sauf dans le cadre des congés payés)
Et on a beau demandé ce qu'on peut faire, ils savent pas.
Alors voilà, la belle vie de stagiaire : poireauter 3h dans un service tous les matins, en attendant de se faire valider son stage.
Et vous savez le pire ? Un jour, une amie à moi, comme elle n'avait rien à faire, est allée voir le chef de service pour savoir ce qu'elle pouvait/devait faire pour valider le stage.
Il lui a donné un truc à faire, assez rapide, en lui disant que ça suffisait pour qu'elle valide le stage. Et que si elle venait pas tous les jours, c'était pas grave.
Et vous savez quoi ? Il ne lui a pas validé son stage.
Et encore mieux ? Il y en a qui ne vont pas en stage tous les jours, en signant en avance pour les jours où ils ne sont pas là.
Et ceux-là, haha, ils valident.
Promotion de l'honnêteté, nous voilà.

Passons.
Parlons de la sixième année.
Au début, tout allait bien.
J'ai réussi à valider mes UE de P5 que je n'avais pas validées, tout en commençant ma 6 ème année, ce qui était une bonne nouvelle. Pas besoin de redoubler.
Bon.
J'ai raté les UE de P6 en première session, mais cette fois, entièrement de ma faute, soyons honnêtes, et il restait les rattrapages. (A savoir qu'ils ont quand même réussi à ne pas bien imprimer les sujets.)
Bon.
Je commence, guillerette, le stage de 6 ème année, toute joie de (enfin) toucher un (semblant de) salaire, et d'être immergée dans le monde du travail. Tout en révisant, donc, pour mes rattrapages.
Le jour des rattrapages, présente au RDV, je commence les épreuves, l'une me donne bon espoir, l'autre par contre, la catastrophe.
On tombe sur les crèmes solaires.
Chapitre que je n'avais pas revu.
Parce qu'il me semblait qu'on ne l'avait pas vu en cours.
Je demande autour de moi, je m'interroge ; tout le monde me confirme : ce n'était pas au programme.
Qui que quoi comment ?
On prévient les profs, on est prêt à repasser une nouvelle épreuve au besoin.
Que nenni.
On nous note sur l'épreuve.
Autant vous dire : l'hécatombe. Tout le monde redouble. (ceux qui ont passé les rattrapages, s'entend)
Comment ?! Armés de notre sidération, on prend RDV, avec les profs, avec le doyen, avec à peu près tout le monde.
On espère, soit repasser l'épreuve, soit pouvoir faire un stage de recherche puisque cette option était disponible les autres années en tant qu'UE.
Non, non, et re-non.
Aucunes de nos propositions ne sont acceptées.
Aucunes.
Vous m'expliquerez pourquoi le stage de recherche, accepté toutes les autres années, n'est soudainement plus une option valable, parce que moi, je n'en sais rien.
On se résigne.
Non sans réchigner.
On redouble.

6 ème année (bis).
On y va pas guilleret.
Mais on y va, il faut bien.
On nous a promis, l'an dernier, après nos réclamations, que l'année serait mieux structurée.
Avec de nouveaux cours.
Des certifications qualités et oxygène.
Des trucs miroitants de tous les côtés, quoi.
Alors oui, les certificats, on les aura.
Mais le reste ?
On doit repasser tous les cours (même ceux qu'on a déjà validés).
On a râlé, on a obtenu un petit gain de cause : quelques UE qu'on a déjà validées ne seront pas à repasser.
On repasse le reste. "Ce sont de nouveaux cours", qu'on nous dit.
Tu parles.
Mot pour mot la même chose que l'an dernier.
La motivation baisse d'autant, mais bon, il faut bien.
On va aux exams.
Et là, tadam. Rebelotte. Questions sans rapport avec le cours qu'on a eu. Et surtout dans un temps imparti beaucoup trop court comparé à la réponse qu'il faudrait donner de toute façon.
Oh mais j'oubliais : 2 semaines avant l'exam, les profs de ce cours ne savaient pas qu'ils devaient écrire un examen. Ah oui ?
Bref. On en parle immédiatement au doyen. Il semblerait qu'il nous ait entendu cette fois (on attend encore les résultats).

Mais maintenant, passons au pompon.
Une amie à moi n'a pas validé ses épreuves de stage l'an dernier.
Du coup, elle repasse là, en janvier.
Normalement, comme toujours, on ne passe que ce qu'on a pas réussi. Ce qui, pour elle, correspond à un oral de délivrance d'une ordonnance inconnue.
Les autres épreuves sont : reconnaissances de plantes et de matières premières, préparations pharmaceutiques, posologies, interactions médicamenteuses. Qu'elle a toutes réussies.
Pour être sûre de son coup, elle envoie des mails, et demande à plusieurs reprises si donc, elle n'a bien que cet oral à repasser.
On lui répond, à plusieurs reprises : "oui, oui, le reste est déjà validé pour vous".
Bien.
On en arrive à hier.
Mais que s'est-il passé hier ?!
C'est bien ma question.
Elle a reçu une convocation précisant qu'elle devait se présenter à toutes les épreuves.
Toutes.
Elle a eu confirmation (téléphonique) : elle est censée tout repasser.
Je vous laisse imaginer l'état dans lequel elle est.


Je pense que vous avez compris l'état dans lequel je suis.
Une semaine que j'ai fini mes examens.
Dès le lendemain, reprise du boulot/stage.
Un préparateur s'est cassé la figure et se retrouve en arrêt, ça complique les choses.
Changements de planning, finir en retard tous les jours, rentrer chez soi, vouloir dormir, mais sortir pour voir une dernière fois les amis avant de partir.

Ce weekend, c'était mon long weekend.
Dé-crémaillère. La folie !
Kayak, picnic, barbecue, foot, palet.
Pas le temps de s'ennuyer.
Des amis que je n'avais pas vus depuis des lustres au moins.

Hier (dimanche), braderie. J'ai vendu des choses, rien acheté.
Pas la peine une semaine avant de partir.
Pour une braderie de dernière minute, c'était pas si mal.
Y avait la fête de la musique, aussi.
J'y suis allée 2h, entre un trajet à la gare pour récupérer des gens, et le moment de dormir parce qu'il faut bien se coucher quand vient 1h du matin.

Aujourd'hui, grand ménage, je loge quelqu'un demain pour 2 nuits.
Ce soir, répétition de harpe, pour un concert vendredi.
Ma grand-mère arrive sur Rennes.
Et je dois finir des formalités pour partir la semaine prochaine.

Cette semaine, je continue à vendre mes affaires.
Mes amis passent encore, les uns après les autres, passer la soirée et récupérer des choses dans l'appartement.
Et puis, dimanche prochain, liquidation totale.

Mon billet de train est pris, départ 18h mardi 30 juin.
Décollage le 1er juillet à 6h20, après une nuit à l'aéroport.
A l'autre bout, il m'attendra, et avec un peu de chance, un lit douillet aussi.
Et puis, les vacances.

(NB: ne pas oublier le passeport.)
Et voilà, après presque 3 mois de silence, me revoilà.

Entre temps, un ami à moi est décédé.
J'ai passé (et validé) mes examens de stage de 6ème année.
Je redouble le premier semestre de P6 à cause d'une raison pourrie.
Je pars aux USA dans 2 semaines rejoindre mon copain.
J'ai un stérilet.
Je vide mon appartement.
J'ai pas arrangé les soucis avec ma mère.
J'ai (potentiellement) des soucis de thyroïde.
Je dois finir mon mémoire de recherche.
J'ai logé environ une 15aine de personnes de différentes nationalités via AirBnB et Couchsurfing.

Il fait beau, c'est (presque) les vacances, j'ai envie d'aller à la mer.
Demain, peut-être.
Julius Lester - Les larmes noires
C'est la dernière année. La dernière ligne droite.
Et j'ai réussi à rater.
Merde.

<< Amont | 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | Aval >>

Créer un podcast